Le financement bancaire

 

Une fois le dossier finalisé, n'hésitez pas à faire jouer la concurrence. Outre l'avantage de pouvoir faire jouer à la baisse les taux d'intérêt, cette tactique vous permettra également de comparer les niveaux d'expertise de vos interlocuteurs et leur compétences à pouvoir vous accompagner sur le long terme.

Par ailleurs, en établissant des contacts avec plusieurs établissements, vous minimiserez vos risques de refus. Toutes les banques n'observant pas à une période donnée la même agressivité commerciales pour engranger de nouveaux client, certaines d'entre elles seront moins 'frileuses' que d'autres.

 

Il reste qu'entretenir dans la durée de bonnes relations avec ses banquiers demeure une atout déterminant, mais qui se tisse sur le long terme. Elles procèdent de règles simples mais conditionneront largement leur réactivité à vos sollicitations et, dans une certaine mesure, une certaine souplesse dans l'appréciation qu'ils feront de votre dossier :

  • Les tenir informer des évolutions de votre entreprise : cette démarche de communication est toujours très appréciée et permet à vos partenaires financiers de considérer votre situation avec le recul indispensable qu'impose l'appréciation de votre démarche d'entreprise. Ne contactez pas vos banquiers uniquement dans les moments difficiles ...

  • Etre transparent sur votre situation financière : lorsque vous rencontrez des difficultés financières, ce n'est pas au dernier moment qu'il convient de les contacter. Souvent, lorsqu'une passe délicate est anticipée à temps, le banquier à la possibilité d'y apporter un éventails de solutions qu'il ne peut plus mobiliser dans le cadre d'une situation fortement dégradée.

 

Les principaux modes de financement externes sont, outre l'emprunt classique,

 

Comment bien négocier son taux ?

Le taux proposé par une banque (hors assurance) se décompose généralement en quatre parties :

  1. Le coût du refinancement de la banque
    Cette partie, variable selon les données du marché, n'est pas négociable.
  2. La majoration sectorielle
    D'environ 1%, elle est variable selon les secteurs d'activités et traduit une analyse de risque réalisée sur le secteur d'activité ou votre entreprise évolue.
  3. La majoration spécifique
    D'environ 2%, elle est appréciée par la banque en fonction de la capacité de remboursement de l'entreprise qui emprunte. Elle constitue un élément de négociation
  4. Les coûts de structure de la banque
    D'environ 1%, elle couvre les charges de la banque et sa marge bénéficiaire.

=> Concrètement, seules les majorations sectorielles et spécifiques peuvent faire l'objet de négociation. Mais elles représentent tout de même quelque 3% … 

 

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